La consommation d’électricité stagne en France

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La consommation d’électricité stable en 2013

28 janvier 2014 – La consommation française d’électricité a marqué le pas l’année dernière. Corrigée des variations climatiques, elle s’établit à 476,2 TWh, soit sensiblement au même niveau qu’en 2011 et 2012. La consommation des particuliers et PME/PMI est stable (+ 0,3%), alors qu’elle s’inscrivait en croissance relativement soutenue ces dernières années. Les industriels, gros consommateurs d’énergie, réduisent leur demande de 2,5% : une tendance déjà observée, conséquence de l’effet conjoint de la baisse de la production du secteur secondaire ainsi que de sa plus grande productivité. En données brutes (c’est-à-dire non corrigées des variations climatiques), la consommation française d’électricité a augmenté de 1,1%. Les ménages et industriels accentuent leur sensibilité aux baisses de températures. Réseaux de Transport d’Electricité (RTE) estime ainsi qu’en hiver, chaque degré Celsius en moins augmente la puissance nécessaire pour satisfaire la demande française de 2 400 MW, contre 2 300 MW l’année dernière. A titre de comparaison, la puissance d’un réacteur nucléaire varie entre 900 et 1500 MW.

La production française d’origine nucléaire à 73%

A rebours de la consommation, la production d’électricité est en hausse de 1,7%. Les principaux contributeurs de cette hausse sont les centrales hydrauliques (20% de production en plus versus 2012) ainsi que les énergies renouvelables (+8% par rapport à 2012). Le parc français dérive lentement vers les énergies renouvelables, au gré des fermetures de centrales thermiques. Les capacités installées de centrales thermiques (charbon, gaz et fioul) ont ainsi baissé de 800 MW en 2013. La production d’énergie thermique est toutefois elle-même sujette à des évolutions notables : sous la pression du gaz de schiste américain qui détourne une partie des stocks de charbons vers l’Europe, la production de centrales thermiques au charbon progresse de 14%. Les centrales au fioul et au gaz ont vu leur production baisser de 19%. Les émissions de CO2 restent stables par rapport à 2012.

La France, premier exportateur d’électricité d’Europe

En données brutes, le différentiel entre la production et la consommation d’électricité en France a augmenté en 2013. Les exportations d’électricité sont en hausse de 6,8%, à 47,2 TWh. En Europe, les autres grands pays excédentaires sont l’Allemagne, la République Tchèque et la Suède. L’Italie et les Pays-Bas sont les principaux destinataires des surplus de production européens. Les échanges d’électricité entre la France et ses voisins immédiats sont toujours à l’avantage de la France, à l’exception des échanges avec l’Allemagne, pays avec lequel l’hexagone enregistre un déficit de 9,8 TWh en 2013, contre 8,7 TWh en 2012. Au sein de l’Union européenne, les échanges d’électricité se multiplient. Les réseaux sont très sollicités et ont atteint leurs capacités maximales durant 180 jours en 2013, contre seulement 45 jours en 2012. RTE poursuit un programme d’investissements de 1,4 milliards d’euros par an, afin de préparer le réseau français aux besoins futurs et d’aller dans le sens d’une plus grande intégration européenne du marché de l’énergie.

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