Rénover maintenant pour moins payer demain en chauffage

À l’heure où les parlementaires envisagent de pénaliser les « passoires thermiques », c’est-à-dire les logements classés F ou G, il est légitime de songer à faire des travaux si son appartement ou sa maison sont mal isolés. L’investissement sera en effet rentabilisé à la fois par une moindre consommation énergétique et par une meilleure valorisation du bien en cas de revente.

 

Quelles étapes avant d’entreprendre une rénovation énergétique ?

 

La première chose à faire pour rénover votre appartement, c’est tout simplement de faire un état des lieux. Il faut savoir ce qui pèche dans l’isolation de l’appartement pour estimer quels seront les travaux les plus rentables. Le diagnostic énergétique est à cet égard très insuffisant : il donne une évaluation globale, mais ne cerne pas les points d’amélioration prioritaire. La seconde chose à faire est d’ordonnancer les travaux, en réalisant d’abord ceux qui impacteront le plus l’isolation, puis en traitant la ventilation et enfin en s’occupant du système de chauffage.

 

Quels travaux pour une rénovation énergétique efficace ?

 

L’isolation de la toiture et des combles est prioritaire pour une maison, ces parties pouvant représenter le tiers de la déperdition énergétique du logement. Ce poste ne concerne évidemment pas les propriétaires d’appartements, pour lesquels la copropriété est chargée des toitures et murs extérieurs. Les fenêtres sont un point à examiner immédiatement après : les fenêtres simple vitrage sont de véritables gouffres thermiques, et même des fenêtres double vitrage peuvent voir leur performance amoindrie par des ponts thermiques sur leurs montants ; passer au double ou triple vitrage apportera en sus une meilleure isolation phonique. Les murs sont plus délicats à traiter dans un appartement, la partie extérieure relevant de la copropriété : il est possible cependant d’améliorer la performance énergétique en isolant par l’intérieur avec des panneaux ad hoc. Enfin le chauffage pourra être remplacé par un chauffage au bois ou une chaudière à gaz à condensation – le bois est par nature renouvelable, mais n’est pas toujours souhaitable dans les grandes agglomérations en raison des risques de pollution par des particules fines.

 

Quelles aides existent pour les rénovations énergétiques ?

 

Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) permet de bénéficier d’un crédit d’impôts allant jusqu’à huit mille euros pour un célibataire (le double pour un couple) et représentant entre 15 % et 50 % de travaux effectués : le taux du CITE dépend de la nature des travaux, et il convient de se renseigner précisément en amont des travaux. Certains travaux sont soumis à un taux réduit de TVA de 5,5 % (au lieu du taux intermédiaire de 10 % ou du taux standard de 20 %). Les fournisseurs d’énergie peuvent également subventionner les travaux via le mécanisme des Certificats d’Économie d’Énergie. Enfin de tels travaux peuvent être éligibles à un taux à prêt zéro, pour les ménages en deçà du plafond de ressources prévus.