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Impôts, SMIC, taxe d’habitation, tarif du gaz : ce qui vous attend en 2019

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Qui dit nouvelle année dit changements. Parmi ces changements, certains étaient prévus, d’autres non. Les récents événements en France ont contraint le gouvernement à revoir son plan de finances et ses réformes pour 2019. Voici ce qu’il en ressort à moins de deux semaines du passage à la nouvelle année.

Le prélèvement à la source

Véritable révolution fiscale en France, le prélèvement à la source aurait d’ores et déjà dû remplacer le système d’impôts actuel depuis un an. Pour des questions d’ordre technique, il a été reporté. Mais l'exécutif est désormais formel : au 1er janvier prochain, l’ensemble des contribuables sera prélevé “à la source” tous les mois. Exit, le paiement annuel.

Pour les salariés, retraités et demandeurs d’emploi, l’impôt sera directement retiré de la rémunération ou pension mensuelle (bulletin de paie, allocation chômage, etc.). Pour les entreprises individuelles et les professions libérales, c’est un système d’acomptes (mensuels ou trimestriels) qui s’appliquera. En supprimant le décalage d’un an entre perception et imposition des revenus, ce nouveau mode de recouvrement de l’impôt sur le revenu vise à s’adapter à la vie des contribuables.

La hausse des tarifs de l’énergie

Tous les ans, les tarifs du gaz et de l’électricité sont revus à la hausse ou à la baisse, afin de tenir compte des divers investissements nécessaires à la maintenance des systèmes de production et de distribution. Au final, le prix de l’électricité a bondi de 35 % en dix ans. Celui du gaz a plus que triplé de son côté, sur la même durée.

2019 suivra-t-elle le mouvement ? Il semblerait que non. Dans un souci d’apaiser les esprits, le Premier Ministre Édouard Philippe a déclaré que « ni les tarifs de l’électricité, ni ceux du gaz n’augmenteront durant la concertation et donc durant l’hiver qui s’annonce »

Ce gel de la hausse des tarifs s’inscrit dans la ligne de celui sur la taxe des carburants, qui avait déclenché la colère des gilets jaunes en octobre dernier.

Même temporaire, ce gel devrait permettre aux ménages les plus modestes d’alléger un peu leurs dépenses énergétiques jusqu’au printemps. Pour rappel, en France, 5,8 ménages sont en situation de précarité énergétique. D’après l’ADEME, les 20 % de ménages les plus pauvres consacrent 2,5 fois plus de part de budget aux factures d’énergie que les 20 % les plus riches. Pour contrer cela, un dispositif, le Chèque Énergie, a été mis en place en janvier 2018 (qui remplace les anciens tarifs sociaux de l’énergie). Ici aussi, le gouvernement a revu sa copie : d’un montant moyen de 150 € en 2019, le Chèque Énergie devrait passer à 200 € au premier janvier 2019.

 

Le dégrèvement de la taxe d’habitation

En 2019, sauf cas d'exonération totale, la taxe d'habitation sera réduite de 65% (30% en 2018). Attention, cette disposition n’empêche pas les collectivités locales de continuer à fixer librement leur taux dans le calcul de la taxe. Pour savoir si vous à va ressembler votre taxe d’habitation en 2019, le mieux est d’effectuer une simulation.

La revalorisation du SMIC

C’est l’une des promesses annoncées par Emmanuel Macron pour réparer “la fracture économique et sociale” qui m    arque le pays depuis plusieurs mois. Initialement, il était prévu que la prime d'activité augmente de 20 € par an jusqu'en 2021. Les récents événements ont contraint le gouvernement à accélérer les choses et à augmenter de 90 euros la prime d’activité (pour les personnes au SMIC). Avec la revalorisation annuelle (+1,5%), le SMIC devrait augmenter de plus de 100 €.

Le versement d’une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée de charges sociales a été annoncé par Emmanuel Macron le 10 décembre 2018… Ce montant correspond donc à la limite de défiscalisation à l’impôt sur le revenu et d’exonération de charges sociales, il s’agit donc d’un montant net.

Cette prime n’est pas obligatoire pour les entreprises, mais celles qui acceptent de la verser peuvent la réduire ou l’augmenter. Cependant, il faut savoir qu’au-delà de 1.000 €, l’excédent devra être soumis à l’impôt sur le revenu et aux cotisations sociales.