Prix du gaz en France : qui est le moins cher ?

Quel est le prix du gaz en France ?

Le tableau suivant présente les prix du gaz naturel en Juin 2021 en France pour les particuliers, pour les tarifs réglementés de GDF Suez Dolce Vita et pour son concurrent low-cost eni (7% de réduction avec l’offre Essentiel sur le prix du kWh HT).

  GDF Suez Dolce Vita eni Essentiel
  Abonnement annuel (€TTC) Prix du kWh (€TTC) Abonnement annuel (€TTC) Prix du kWh (€TTC)
Conso 0-1000 kWh /an 101.84 0.0826 0.0826 0.0826
Conso 1001-6000 kWh /an 101.84 0.0826 0.0826 0.0826
Conso > 6000 kWh /an 249.36 0.0579 0.0579 0.0579

Prix en zone tarifaire 1. Consultez le comparateur gaz pour une comparaison détaillée.

Le prix du gaz naturel pour les particuliers varie :

  • selon l’utilisation du gaz, qui définit la classe de consommation. Pour les consommateurs chauffés au gaz (conso>6000 kWh par an), le prix du kWh est faible, mais l’abonnement est élevé. Au contraire, pour les consommateurs n’utilisant le gaz naturel que pour la cuisson des aliments (conso annuelle inférieure à 1000 kWh), le prix du kWh est élevé mais l’abonnement est très bas. La classe de consommation intermédiaire (1001-6000 kWh par an) correspond aux consommateurs utilisant le gaz pour la production d’eau chaude sanitaire (et éventuellement la cuisson).
  • selon le fournisseur de gaz naturel. Des concurrents low-cost à GDF Suez proposent des prix nettement plus bas. Les offres les plus compétitives sont à chercher du côté d’eni et de Direct Energie.
  • selon la zone tarifaire. La France est divisée en 6 zones tarifaires gaz classées de 1 à 6 de la moins chère à la plus chère. La différence ne porte que sur le prix du kWh HT pour les profils consommant plus de 6000 kWh par an, et monte à 5% entre la zone la plus chère et la zone la moins chère.

L’augmentation des prix du gaz

Les prix du gaz ont connu une augmentation continue depuis 10 ans, interrompue seulement par une baisse en 2009, suite à la crise et à l’effondrement des prix du pétrole qui en a découlé.

juil 2005 nov 2005 mai 2006 janv 2008 août 2008 avr 2009 avr 2010 juil 2010
+4,1% +16,6% +5,8% +4,3% +11,6% -11,3% +9,7% 5,1%
avr 2011 juil 2011 oct 2011 janv 2012 juil 2012 oct 2012 janv 2013 fév 2013
+5,2% +0,7% +1,1% +4,4% +2% 2% +2,4% -0,5%
avr 2013 juin 2013 juil 2013 août 2013 sept 2013 oct 2013 nov 2013 déc 2013
-0,6% -0,6% +0,5% -0,45% - 0.18% 0% +0.63% -0.13%
janv 2014 fév 2014 mars 2014 avr 2014 mai 2014 juin 2014 juil 2014 août 2014
+0,38% +0,20% -1,18% -2,1% -0,76% -0,6% -0,1% -1,28%
sept 2014 oct 2014 nov 2014 déc 2014
-0,43% +4% +2,3% -0,79%

Selon quelles règles évoluent les prix du gaz en France ?

Les tarifs réglementés

Le barème des tarifs réglementés du gaz évolue selon un processus compliqué. Normalement, l’augmentation ou la baisse des prix du gaz sont déterminées par une formule tarifaire qui reflète les coûts d’approvisionnement en gaz du fournisseur GDF Suez : quand ces coûts d’approvisionnement augmentent, les tarifs réglementés du gaz augmentent. Seulement, la décision de faire évoluer le barème dépend in fine des ministres en charge de l’Energie et de l’Industrie, qui peuvent tenter de retarder l’application de l’évolution des prix du gaz pour des raisons politiques, et de diverger de la règle préconisée par la formule tarifaire.

Les approvisionnements en gaz de GDF Suez se font majoritairement au travers de contrats de long terme avec des producteurs de gaz étrangers. Ces contrats sont indexés sur les prix des produits pétroliers et, de manière moins prononcée, sur les prix du gaz sur les marchés organisés. La formule tarifaire indexe donc le barème des tarifs réglementés du gaz sur ces indicateurs, ainsi que sur la parité euro/dollar. En effet, le dollar est la monnaie de référence pour les transactions sur les marchés de l’énergie. Plus l’euro baisse face au dollar, plus les importations de gaz coûtent cher et plus les tarifs réglementés du gaz augmentent.

Les offres indexées sur les tarifs réglementés

Certains fournisseurs proposent des offres un certain pourcentage moins cher que les tarifs réglementés du gaz sur le prix du kWh HT (ex : Direct Energie gaz naturel, eni Essentiel). Si les tarifs réglementés du gaz augmentent, le prix de ces offres augmente également mais tout en restant moins cher que les tarifs réglementés.

Les offres à prix fixes

D’autres offres proposent des prix fixes pendant toute la durée du contrat : même si les tarifs réglementés du gaz augmentent, le prix de ces offres restent le même (ex : eni Astucio éco ou les offres d'Engie). Un concept intéressant pour éviter de subir les hausses des prix du gaz !

Quatre périodes à différencier dans l'historique

Le prix du gaz naturel reste aujourd'hui partiellement corrélé à celui du pétrole.

Envolée des prix du pétrole et du gaz (2005-2008)

Entre début 2005 et juillet 2008, les prix du pétrole augmentent considérablement (x3 pour le prix du baril), jusqu’au record historique du 2 juillet 2008. L’indexation des tarifs réglementés du gaz sur les prix du pétrole a donc conduit à des augmentations successives importantes des prix du gaz pour les particuliers. Toutefois, la hausse des tarifs réglementés est atténuée par l’augmentation du cours de l’euro face au dollar entre 2006 et juillet 2008 : une monnaie plus forte permet d’acheter moins cher des importations de gaz naturel facturées en dollars.

Baisse des prix du pétrole et du gaz (2008-2009)

Entre juillet 2008 et début 2009, les prix du pétrole s’effondrent à la suite de la crise financière et de la faillite de Lehman Brothers. La demande d’énergie est attendue en baisse en raison de la propagation de la crise de la sphère financière à la sphère réelle. Dans le même temps, l’euro perd également de sa valeur face au dollar mais pas suffisamment pour que les tarifs réglementés du gaz ne baissent pas fortement en avril 2009.

Les prix du pétrole et du gaz repartent à la hausse (2010-2012)

Entre 2010 et 2012, les prix du baril de pétrole sont orientés à la hausse, et les tarifs réglementés du gaz augmentent à nouveau. Toutefois, l’indexation des tarifs réglementés ne se fait plus seulement sur les prix des produits pétroliers mais aussi en partie sur les prix du gaz naturel sur les marchés organisés, plutôt orientés à la baisse. Il en résulte une augmentation modérée des tarifs réglementés.

Réforme des tarifs réglementés et stagnation des prix du gaz (2013-2014)

Lassé de voir apparaître le sujet de l'augmentation des prix du gaz trop régulièrement dans les médias le gouvernement Ayrault entreprend une réforme entrée en vigueur en janvier 2013. Premièrement, la formule tarifaire de calcul des prix du gaz est davantage indexée sur les marchés au comptant (la bourse du gaz sur le marché néerlandais TTF) et moins sur les prix du pétrole brut (davantage orientés à la hausse). Ce mouvement ne cessera de s'amplifier dans les mois suivants, suivant la renégociation des clauses d'indexation du prix dans les contrats d'approvisionnement de GDF Suez avec ses fournisseurs étrangers. Par ailleurs, les prix du gaz sont revus chaque mois, et non plus chaque trimestre, afin de limiter l'ampleur des variations unitaires et de leur donner un caractère routinier, dont les médias pourront moins facilement se saisir. Enfin, la période de référence sur laquelle les indices sous-jacents sont pris en considération pour le calcul des tarifs réglementés est allongée, de façon à rendre les prix du gaz moins volatils.

Aidés par des prix du pétrole et du gaz naturel sur les marchés orientés à la baisse, les tarifs réglementés évoluent de façon assez favorable au consommateur en 2013 et 2014. Si les coûts d'approvisionnement en gaz de GDF Suez sont en baisse, les taxes augmentent avec la fin de l'exonération des particuliers de la TICGN en avril 2014. D'autre part, les coûts hors approvisionnement de GDF Suez (commercialisation, stockage, distribution, transport) sont de leur côté systématiquement orientés à la hausse. Les évolutions contraires de ces trois composantes des prix du gaz donnent in fine une stagnation des prix pour le consommateur final en 2013 et une légère baisse en 2014.

Le gaz naturel reste l'énergie la moins chère pour se chauffer

 

Malgré une historique marqué par une importante hausse des prix, le gaz naturel reste aujourd'hui bien moins cher que le gaz propane, l'électricité et le fioul. Le propane et le fioul ont connu de fortes hausses de prix en raison de leur indexation sur les prix du pétrole (tout comme le gaz naturel). Quant à l'électricité, les investissements dans la sécurisation du parc nucléaire et le développement des énergies renouvelables se font ressentir de plus en plus durement sur le portefeuille des consommateurs.

Bénéficier de prix fixes pour éviter les augmentations du gaz

Une solution pour ne pas subir les augmentations des prix du gaz est de choisir une offre à prix fixes, c’est-à-dire dont les prix ne peuvent pas augmenter pendant toute la durée du contrat. Proposées par les fournisseurs alternatifs et par le fournisseur historique GDF Suez, les offres à prix fixes sont une bonne option pour avoir l'esprit tranquille sur son budget énergie, à condition de faire le bon choix. Ci-dessous, notre sélection et nos conseils :

Fournisseur Prix HT Engagement Notre avis Contact

Offre Astucio Eco
Abonnement identique aux tarifs réglementés HT, remise de -% sur le prix du kWh HT par rapport aux tarifs réglementés. Prix fixes pendant 3 ans mais révisable à la baisse à chaque date anniversaire du contrat, si les tarifs réglementé ont baissé sur la période. Sans engagement Une offre bon marché avec laquelle le consommateur est toujours gagnant. Si les tarifs réglementés augmentent, le client eni Astucio échappe à la hausse. S'ils baissent, il profite de la baisse à la date anniversaire du contrat. 09 87 67 54 75
Me faire rappeler
Offre Esprit Libre Aucune réduction sur l'abonnement et le prix du kWh par rapport aux tarifs réglementés.
Prix fixes pendant 2 ans.
Sans engagement Un prix d'abonnement trop élevé qui handicape la compétitivité de l'offre.
Offre Mon Contrat gaz Aucune réduction sur l'abonnement et le prix du kWh par rapport aux tarifs réglementés.
Prix fixes pendant 2 ans.
Sans engagement Un prix d'abonnement trop élevé qui handicape la compétitivité de l'offre. Contact EDF

Le comparateur des fournisseurs de gaz vous permettra de sélectionner l'offre à prix fixe la plus attractive dans votre cas. Utilisez le filtre sur la gauche de la page de résultats pour n'afficher que les offres à prix fixes.

Zoom sur le gel des tarifs réglementés du gaz sous le gouvernement Fillon (2011-2012)

En avril 2011, François Baroin, ministre du budget, confirme le gel des prix du gaz sur l’année 2011 après la hausse appliquée au 1er avril. La perspective des présidentielles de mai 2012 incitait alors le gouvernement à observer une certaine prudence politique en évitant toute hausse de tarifs réglementés dans ce contexte. Tout ne s’est toutefois pas passé comme prévu par le gouvernement, comme en atteste la hausse des prix du gaz du 1er janvier 2012, figurant sur le tableau récapitulatif de l’historique des augmentations des prix du gaz présenté plus haut.

En effet, l’ANODE, association de fournisseurs alternatifs comme Direct Energie, Poweo ou Gaz de Paris, obtient gain de cause auprès du Conseil d’Etat en novembre 2011. L’arrêté du 29 septembre 2011 sur les tarifs réglementés du gaz voit son exécution suspendue, au motif qu’il ne respecte pas la formule tarifaire définie dans l’arrêté du 9 décembre 2010. En d’autres termes, le Conseil d’Etat remet en cause le gel des prix du gaz décrété par le gouvernement. Pour rendre sa décision, le Conseil d’Etat s’est appuyé sur un avis de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) qui estimait que les tarifs réglementés du gaz auraient dû augmenter de 8,8 à 10% pour couvrir la hausse des coûts d’approvisionnement de GDF Suez en gaz naturel.

Il a donc fallu trouver un compromis pour une hausse modérée des tarifs réglementés du gaz de 4,4% au 1er janvier 2012. Pour parvenir à ce juste milieu, la formule tarifaire sur laquelle repose les augmentations ou baisses des prix du gaz a été modifiée pour intégrer davantage les prix du gaz sur les marchés de gros, moins inflationnistes que les prix du pétrole.

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